Si on continue à m'embêter ainsi,
C'est décidé, je me mets en arrêt maladie,
Vous m'en demandez de plus en plus sans augmentation qui suit,
C'est mon dernier avertissement, après je reste au lit.
Je connais un médecin, il m'arrêtera sans soucis
Pour quel motif ? Et bien dépression et allergie à la hierarchie,
Pour une durée indeterminée, tout dépend de ma thérapie,
Mon seul regret, ça serait de laisser seule la gentille Amélie .
Quand je pense que tout à commencer avec cette foutue liste,
C'est un pretexte qu'ils ont trouvé pour m'écarter de la piste,
Par contre, je suis ravie, je ne verrai plus la gueule du poète et de son complice,
S'il avait autant de listes que moi, il n'aurait pas le temps de faire l'artiste.
Le salaire tombe à la fin de chaque mois, sans que je bouge le moindre petit doigt.
Fini les disputes avec les collègues scélarats, et j'ai enfin le temps de m'occuper de moi.
Je suis présente aux heures obligatoires, vous ne m'aurez pas comme ça !
Le trou de la sécurité sociale ? Et bien c'est de la faute de tous ces chefs rats !
Au lieu de juger, demandez-vous pourquoi il y a des lois contre le harcèlement moral,
Même si comme toutes les lois, elles ne protègent que les riches et font vivre les avocats,
Ne comptez pas pour vous défendre sur les syndicats, ils n'ont peu de moyen, au final,
Certains chef imbus deux-même, imposent une dictature digne du plus affreux des rois.
On devrait réinventer la guillotine pour ceux qui abusent de leur pouvoir,
A la différence du petit voleur qui va prendre six mois au placard,
Les petits chefs sont protégés et se pensent mieux que tous les bagnards,
Si la loi était appliquée, la moitié des chefs seraient au chaud avec les taulards.
Surtout, ne m'enviez pas, j'aimerais être comme vous, aller tous les matins au travail avec un sourire jusqu'aux joues
Mais je ne sais pas faire semblant et je déteste les fayots et les chouchous, ils me dégoutent surtout.
J'ai un collègue qui s'amuse à écrire sur tout, au lieu décrire des histoires d'amour sur Novalis et Taitbout,
Il devrait s'engager pour une fois et parler d'un sujet qu'il faudrait vivre pour croire, tellement qu'il est tabou.
Je ne souhaite à personne de vivre le drame du harcélement moral
Mais avant de rire ou d'oser dire qu'être agressé par un chef c'est normal,
Renseignez-vous, et comptez le nombre de larmes, même si ce ne sont celles d'un proche,
Ce sont souvent des pleurs versées par des femmes à qui on a fait trop de faux reproches.
Je défie quiconque de me dire que ce fléau dans notre entreprise n'existe pas,
Et je vous promets qu'il aura à faire directement à moi,
J'aimerais que cette lettre finisse à la direction mais cela servirait à quoi ?
D'autres l'ont déjà fait avant moi, si au moins les collègues étaient plus sympa !!! |