Une voix s'élève dans la salle : _ Vous avez pensé aux enfants ?!!
Le président de la cour leur pose des questions, il est impressionnant.
Il doit statuer sur l'affaire en cours qui oppose madame et son ex amant.
Le poète est accusé d'adultère mais sans preuve apparemment.
Monsieur, quel est votre nom ?_ Je m'appelle Novalis, le premier du nom.
Et vous Madame ?_ Je suis Taitbout, et je demande la fin de notre union.
Les avocats de chaque partie s'observent,et se saluent, c'est de bon ton.
Ils savent que leur intérêt est de trouver un accord sans condition.
L'épreuve est délicate, il faut relater toutes les étapes, comprendre l'échec de la fusion.
C'est un divorce médiathique, se sont invités des journalistes de la télévision.
Revient souvent la même interrogation, que vont devenir leurs filles et leurs garçons ?
Ils avaient pourtant construit ensemble chaque brique de la maison.
Malgré leur force, Novalis et Taitbout ne sont pas sûrs de resister à la pression.
Novalis craque quand Taitbout lui dit qu'elle refuse ses visites à la maison.
Il n'entend même pas le verdict du tribunal tant il est plongé dans l'émotion.
Tellement de temps à la conquérir, en quelques heures est officialisé la séparation.
Tout le monde essaie de rassurer Novalis, qu'il y a d'autres femmes qui sans doute l'aimeront.
Pour ce qu'il est, mais rien n'y fait, la blessure est ouverte et il entre dans une forme de dépression.
Il a appris à ses dépens, qu'on ne peut forcer l'amour et que malgré ses torts, elle a dans le fond raison.
Il se noie dans l'écriture et la boisson, il sait que l'expression est un pas vers la guérison... |