Elle se consolait avec l'amour de ses élèves,
Elle se consacrait à ses cours sans aucune trêve,
Elle ne croyait plus en l'amour, même la nuit plus de rêves,
A son âge, c'est triste comme une passion qui s'achève,
Pourtant elle est charmante, la nature la dotée d'un beau visage,
Elle souhaite en secret qu'on l' envole, comme un oiseau dans sa cage,
Elle m'a demandé de la laisser au sol, à cause de mon plus jeune âge,
Soyons raisonnable alors oublions la raison, elle fait de mauvais partages.
Son visage laissait paraître un manque, une amertume,
Des nuages cachaient le soleil mais pas sa solitude
Comme à un confident, elle m'avouait qu'elle avait l'habitude,
D'échecs en ruptures, de se trouver abandonnée sur la dune,
Elle se doutait qu'une personne sensible écrirait sur elle, mais qui ?
Pour traduire ses peines à cette douce femme née en Algérie,
Ce ne pouvait pas être Bob puisqu'il n'aime pas la poésie,
Un prétendant avait déjà déssiné un portrait d'elle, alors à quoi servirait un écrit ?
Comme s'il suffisait de mettre bout à bout des vers pour qu'elle dise oui ?
Elle se rassurait avec sa passion pour les enfants de ses classes,
Professeure d'anglais, elle séduisait par sa gentillesse et sa grâce,
Dites-lui en français qu'elle vienne chez moi me servir une tasse
De thé, nous boirons sur place en attendant que l'hiver passe,
Avant qu'au printemps, par un autre poète, elle ne me remplace... |