Novalis est convoqué pour participer à un séminaire en province, Sur la réorganisation des caisses de retraite et l'impact financier de la crise, Taitbout lui repasse ses chemises et l'aide à préparer sa valise, Il prendra le 1er train demain matin, en première classe comme un prince,
On vient le chercher à la gare, une jeune demoiselle, elle s'appelle Estelle, Elle l'assistera pendant cette semaine, elle lui présente son hôtel, La soirée va être longue, alors il se promène, il découvre la ville, Il ne rentre pas tard pour passer à sa femme un coup de fil,
Il prend des notes, il intervient dans les discours, il est à son 3ème jour, Elle s'avance près de lui : - je me présente, je m'appelle Sophia, Je représente la caisse de retraite Réunica, ma soeur Estelle m'a parlé de toi. Si tu veux bien nous pourrions dîner tous les trois, avant la fin de ton séjour,
Il était étonné de tant de ressemblance entre deux femmes, Une parlait, l'autre poursuivait, une mangeait, l'autre le servait, Elles avaient un langage sans paroles, dans leurs yeux des flammes Le téléphone sonne, c'est madame, pas d'appel, elle s'inquiètait
Dans le train il lit une lettre qui lui avait été remise sur le quai :
- Monsieur le poète, vous qui vous plaisez à raconter ce qui vient à votre tête,
Ecrivez-nous un poème à l'heure où les gens n'ont plus goût à la fête,
Faîtes-nous oublier tout et peut-être, que l'on viendra au mois de mai... |