Novalis embrasse sa femme et va commencer ce fameux poème,
Lui qui écrivait pour un oui ou pour un non, ce n'était pas un problème,
Il commença par les décrire, pour qu'elles se lisent comme devant un miroir,
Des détails qu'il a en souvenir, il voulait traduire ce qu'elles avaient dans le regard,
De la joie et de la mélancole parfois, celle des jeunes femmes qui ne voient,
Que le meilleur des gens, et sont déçues parfois, si ce n'est à chaque fois,
Elles les croient différent des autres, à vrai dire elles l'imaginent d'une autre époque,
Quand les romantiques étaient à la mode, aujourd'hui on les critique, on les moque
Estelle ouvre l'enveloppe avec précipitation, elle devinait son contenu,
Et puis non elle attendra pour la lire que Sophia soit revenue,
L'émotion succède au sourire, elles se retrouvaient comme à l'identique,
Dans ce courrier, comme s'il lisait dans leurs pensées mélancoliques,
Novalis avait mérité une récompense, qu'est-ce qui lui pourrait lui plaire ?
Lui qui aime jouer avec mots, une lettre en vers pourrait le satisfaire,
Le soucis est qu'elles n'avaient pas écrit de poèmes depuis l'école primaire
Et voilà comment commença une correspondance en rimes sincères,
Taitbout remarquait qu'il passait beaucoup de temps sur son bureau,
Elle pensait qu'il préparait ses réunions, il la rejoignait au lit de moins en moins tôt,
Alors qu'il écrivait, il se se libérait, essayant de transcrire ses plus belles idées,
Comme un jeu auquel on participe sans savoir comment il va se terminer... |