Passent les jours, passe le temps,
Parfois trop court, parfois lentement,
Quand des vautours se font envahissants,
Alors dans la poésie je me détend,
Tourne la roue, changent les gens,
Les gentils deviennent fous au contact des méchants,
Ils perdent la tête car ils se trouvent différents,
Alors que c'est eux qui sont méritants.
La discrétion perd de sa valeur,
Quand on applaudit les beaux-parleurs,
Qui ne pensent que la moitié de ce qu'ils disent
C'est mieux vu de parler quitte à dire des bêtises.
On couvre le silence, on cache l'innocence,
On ne sait même plus à qui faire confiance,
Il y a souvent des intérêts dans la balance,
Outre que la simple joie d'une présence.
Certaines ont cru que le pouvoir justifiait les offenses,
Pourtant elles se disent très gentilles en dehors du boulot
Oui évidemment elles n'ont pas la protection du patron en haut,
Dehors c'est dur, mais c'est peut-être juste, enfin en France,
C'est une constatation que dans l'administration,
Les harcèlements morals sont souvent causés par des femmes,
Pourtant lorsque l'on regarde la télévision,
La violence c'est souvent les garçons, les victimes des dames.
Oui il vaut mieux parler d'insécurité, critiquer les étrangers,
C'est de leur faute si dans les usines des hommes se sont suicidés,
Puisque ce n'est pas important c'était pour la bonne cause la rentabilité,
Qu'est ce que vaut un salarié ? Surtout que y a des milliers pour le remplacer ? |