Le rendez-vous du mardi soir, trois femmes, trois regards,
Un asiatique affamé, un blond timoré, un poète et son art,
Quand les poèmes sont lus, on pense à des moments qui nous ont plu,
Ou déplu, c'est un imprévu, on est plus touché par ce qu'on a vécu.
Margot, toujours le bon mot, la plaisanterie facile,
Patricia, le sourire aux éclats, sage et gourmande à la fois,
Nora « dis-moi oui ou non », et est-ce qu' à l'alchimie tu crois ?
Je vous demande à toutes les trois quand le slow se fera-t-il ?
Comptez sur Bob, il est déjà prêt, vous êtes de belles proies,
Il parle peu, il est aux aguets, il me doublerait si ce n'était pas moi
Qui racontait l'histoire, alors tant pis pour lui c'est moi le roi,
Qu'il écrive et il aura le meilleur rôle, celui que j'ai déjà .
Oui c'est moi le poète, et vous les muses,
Certains me disent bête, mais je m'amuse,
Je ne me prends pas la tête, et on m'accuse
De ne penser qu'à la fête, c'est vrai je m'excuse.
Patricia suggérait la réussite internationale, les plus belles tournées,
Margot aimait les photos commerciales, mes livres, par vous, illuminés,
Nora rirait de mon portrait dans le journal, les filles seraient émoustillées,
Moi tout cela me paraîtrait normal , la frime c'est mon deuxième métier.
A parler de moi, j'oublie le sujet essentiel : vous,
On a lu pas mal mais de vous je ne sais peu ou pas du tout,
J'ai apprécié votre gentillesse, je devine vos valeurs de princesse,
Voici un modeste geste, comme d'un au revoir la promesse. |