Ecoutez-moi, que vous soyez contre ou pour,
La poésie a fait de moi un révolté pour toujours,
Regardez-moi, ne craignez rien,
Vous m'aurez déjà oublié demain.
Ne me critiquez pas comme cela,même avec humour,
Comprenez-moi, l'écrit est mon seul recours.
Il y a beaucoup de loi mais peu de justice,
On nous apprend le droit, mais on ne voit que la police.
Pas le droit à l'erreur, lorsque l'on est en bas,
Des journées de labeur, un petit salaire à la fin du mois,
Peine à avoir un intérieur, beaucoup n'ont pas de toit,
Peut-être que si je suis rêveur, c'est que je n'ai pas le choix.
Le risque de surendettement n'est guère loin,
A moins de rester chez soi devant la télévision,
Ce qui implique d'écouter les "émissions de consommations"
Quand la charité devient un spectacle inhumain.
On donne pour être vu, on se félicite d'aider les autres,
On veut à tout prix être connu, on se fait passer pour un autre,
On applaudit pour un oui ou un non, pour créer l'ambiance,
Tout est faux, l'opinion sous contrôle et on dit qu'on avance.
Il faut être connu pour publier un livre même beau
Avoir fait de la prison et tué quelqu'un,
Cela a permis à faire éditer certains,
Editeurs, vous êtes les commerciaux les plus immoraux.
Moi je suis mon propre éditeur et ça me convient
Je suis aussi le distributeur, toujours sur moi mes bouquins,
Je suis peut-être mon seul lecteur, c'est mieux que rien,
Parfois je maudis cet auteur qui veut toujours aller plus loin... |