Elle me disait de plus m'affirmer,
Comme elle l'a fait au cours des années,
Elle me demandait de moins rire et plus m'exprimer,
Elle devinait ce qui se cachait derrière cette face enjouée.
Sa force cachait une certaine fragilité,
Le traumatisme d'un passé singulier,
La découverte d'une passion commune nous a rapproché
L'écriture comme le pouvoir de crier sans la voix hausser.
Elle pouvait me comprendre sans même me parler,
Elle me serrait fort la main comme pour m'encourager,
On risque à nouveau de lui reprocher son côté "maman improvisée"
Comment lui dire, à mère Edmée, qu'elle va nous manquer ?
Il faut du temps pour apprécier ce que l'on nous donne,
Mais les premières impressions sont souvent les bonnes,
Même avant de me connaître, elle me disait un bonjour sincère,
Elle m'a toujours paru sympathique même si je ne lui parlais guère.
Je commence à peine à te connaître, je dois te dire au revoir,
Je commence tout juste à me connaitre, j'ai peur de te décevoir,
Il est temps de te faire une grosse bise, peut-être que ce n'est pas la dernière,
Te souhaiter une excellente retraite, permets-moi de dire que tu n'en as pas l'air. |