| lundi 19 juin 2006, a 19:34 |
| Petite Carole |
Carole, regarde cet oiseau qui s’envol,
Il porte mon message et mes paroles,
Il connaît le nom de ton école,
Je lui ai confié ton surnom, petite luciole
Carole, je te vois mais je n’entends pas ta voix,
Je t’aperçois, toutefois est-ce que tu me reçois ?
Je t’envoi une invitation, tu l’accepteras ?
Je prévois ta réaction , tu souriras,
Carole, petite brune venant d’Italie,
Notre chemin se croisera peut-être en Tunisie,
Carole, est-ce l’extraterrestre que tu fuis ?
Je parcours les étoiles, est-ce que tu me suis ?
Carole je n’ai pas de soucoupe volante, je reste au sol,
Je te propose de goûter à ma soupe, tu rigoles,
Je t’offre des milliers de roses, tu en raffoles
Je cherche à te toucher, tu me trouves drôle,
Carole, dans cette pièce sombre, je m’isole,
Je ne suis plus qu’un ombre sans mon auréole,
Le temps me mènera sur la trace de mes idoles,
Le vent m’emmènera vers toi petite Carole.
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| samedi 17 juin 2006, a 11:43 |
| l'article de la mort |
J’étais un journaliste et j’ai connu la gloire,
J’avais nourri les plus grands espoirs,
Mais dans cette ville, les histoires sont rares,
Même ma femme m’a dit adieu un soir,
Chaque nuit, la tournée des bars,
Pour écrire cet article qui fera croire,
Que j’ai toujours ma place,
Dans cet univers sans teint ni glace.
Spécialité, les histoires sordides et les faits divers,
Ce qui passionne les gens les soirées d’hiver,
Les crimes, les viols et la nuit, les pervers,
Je cherche la première page pour relancer mes affaires,
Je suis prêt à tout pour décrire la terreur,
Je frappe à la porte, m’ouvre ma sœur,
Quelques billets pour payer le loyer
J’avais retrouvé un travail, je pourrai remboursé
Ma dernière chance, mon patron ma confirmé,
Mais un meurtre, je dois absolument trouvé,
J’arrête de boire et me consacre à mon histoire,
J’appelle les morgues et mes informateurs notoires,
Une soirée classique mais une rencontre spéciale
Dans ce bar, une femme nommée Vicky, un régal,
Un verre, un dîner, une nuit inoubliable,
Une aventure, une rupture et je suis seul à table,
D’un restaurant de quartier en apparence calme,
Un patron quelconque, un endroit sans âme,
L’arrière-salle, une violente dispute et le drame,
_ Je voulais juste qu’elle arrête de me tromper, dit-il en larme,
_ Je vais aller la voir, restez-là, j’appelle les secours,,
je la voyais inanimée et vers le téléphone je cours,
_j’ai mon article Bob, il commencera ainsi,
un restaurateur étrangle sa femme par jalousie.
Je vis soudain son corps bougé, je m’approchai,
Je reconnus alors Vicky , et le téléphone je reposai,
Sans meurtre, plus d’article et retour aux oubliettes,
Personne ne me voyait, je l’achevai d’un coup à la tête.
Maintenant, je vais écrire un roman sur ma double vie,
Expert en homicides et meurtrier, ça vous fait rire aussi,
Je commencerai dès qu’on m’enlèvera cette camisole,
Je pourrais enfin boire un dernier verre d’alcool.
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| mercredi 14 juin 2006, a 21:22 |
| Sept victimes |
Une route sans fin et déserte,
Un passager jeune et en alerte,
La radio parle d’un tueur , il l’arrête,
Sa nervosité et les informations m’inquiètent,
Mon autostoppeur ressemble au portrait de l’assassin,
Comme s’il avait mon sort entre ses mains,
Il ignore que je me doute que c’est lui,
Il ne sait pas où il va , il me suit.
Des barrages sont organisés autour de la région,
Il parlait du criminel, qu’il avait ses raisons,
Certaines personnes le méritaient de toute façon,
Comme un prêtre, j étais témoin de sa confession.
Une pause pour mettre de l essence, et je vois naître en lui de l’impatience, sept victimes, un coupable , une évidence, les articles sur les crimes , il fixait avec insistance,
"vous n'avez pas eu peur de me prendre dans votre voiture," "non , je vous fais confiance, dis-je, d'une voix qui rassure," " vous avez vu cet homme fatigué, il serait peut être mieux mort », "demandez lui ce qu'il en pense , il veut peut-être vivre encore"
Le soleil à perte de vue,une arme à l’appui, une détente, un coup de feu, et c’est fini
En sortant mon revolver, je souris et lui dis
« tu es aussi imprudent que les sept autres », et il comprit.
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| lundi 12 juin 2006, a 21:24 |
| Le piège |
 Une voix s’élève, Karim est mort, Les cris résonnent de plus en plus forts, Les gens s’arrêtent à raison ou à tort, Dans un silence est plongé mon décor,
Tant de personnes autour de mon corps, Certains pensent que je respire encore, D’autres plus pessimistes sur mon sort, Le médecin légiste va les mettre d’accord.
Ma famille s’affole, mes ennemis raffolent, La plupart des interrogés rigolent, Aucune publicité, je ne suis pas une idole, Sans un bruit ni excès je m’envole,
Il était quelle heure je ne m’en souviens pas, Dans le rapport de police elle figurera, Une assurance vie prise depuis des mois, Je serai riche si disparu on me croit,
Je suis au chaud dans mon tombeau bientôt fini « métro , boulot , dodo », mais les minutes passent comme dans un cachot, il me manque l'air pour trouver les mots.
Où sont ma femme et mon complice? Les secondes sont des supplices, je l'entends pleurer l'actrice, Ouvrez avant que dans le feu, je glisse!
Plus le temps passe et mieux je comprend, que je vis avec vous mes derniers moments, moralité, ne soyez pas trop avides d'argent, si vous ne voulez pas finir incinérés vivants. |
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| jeudi 08 juin 2006, a 21:27 |
| De ma tombe |
Je vous écrie de ma tombe, au plaisir des mots je succombe, dans le royaume des morts, je me fonde, je repose en paix dans ce nouveau monde.
Je chante depuis mon cercueil, je prépare mon prochain recueil, sur mes leurres et mes écueils, l'heure n'est plus au deuil.
J'ai choisi mon épitaphe,à moi la postérité, a titre postume ," mort avant d'avoir été", comme une coutume ,a moi l'eternité, j'attend peu de personne, je n'ai pas marqué.
Vous n'aurez pas à me pousser ,bande de canailles, je suis prêt , je suis gai , faut que je m'en aille, je suis frais , je suis laid , vaille que vaille que l'enfer m'accueille dans ses entrailles.
Je reviendrai, mes amis, vous hanter, mais plus jamais , vous ne me verrez, seule ma petite voix , vous entendrez vous répéter "mort d'avoir trop aimé". |
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| lundi 05 juin 2006, a 22:28 |
| Delphine |
Delphine, un poème pour que tu ais bonne mine, Delphine,oublie cette histoire qui te chagrine, Delphine,lis mes mots pour qu'ils te subliment, dors, pour que tes plus beaux rêves s'animent,
Delphine,tu traduiras en anglais ces quelques lignes, pour m'exporter aux Etats-Unis et produire un film, d'action, de suspens et d'amour, tu seras la héroïne, Delphine, il n'est pas de frontière qui me résigne,
Delphine,tu n'entends pas mes appels, tu les devines, Delphine, tu ne vois que mes faiblesses, tu les soulignes, Delphine, ta vue est une richesse,mes compliments t'indignent, Delphine, tu ne t'attends pas à cette lettre, tu la déclines,
Delphine, je t'ecris une fable de ma cuisine, Maman prépare un gateau à base de farine, mon neveu a encore renversé la bassine, Delphine,est-ce que les barrières nous déterminent?
Delphine, doucement , la fin du poème, je m'achemine, "loin des yeux, loin du coeur" , tu estimes, " loin des yeux , près du coeur", je m'obstine, j'écris, j'arrête , mais pour autant je ne m'incline...
Delphine, envole moi vers les plus hautes cimes, Delphine, souris au soleil qui te fais signe, Delphine donne moi un espoir même infime, acceptes mon invitation et chante mon hymne. |
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| Présentation |  Un blog dédié à ma passion la poésie, en toute modestie, juste pour rêver un peu.
J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon 3ème recueil de poèmes en auto-édition"Bureau des rimes" qui rassemble une sélection de 47 poèmes.
N'hésitez pas à me poser d'eventuelles questions si vous êtes interessé(e)s.
Bonne lecture à toutes et tous.
Karim
Si vous voulez discutez de poésie, de livres ou autres, voici mon adresse msn :
bkariole@hotmail.fr
pour facebook : Karim BELLIL
mes 3 livres disponibles à la vente sont :
AILLEURS ET SI PRES
PRETE MOI TA RIME
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| commentaire(s) | Pas si naïve isabelle (04/12/2009 21:32)Le sentiment est pal... |
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