| mercredi 29 avril 2009, a 22:54 |
| Le requin |
C'était un beau jour, un matin, Il m'a serré chaleureusement la main, On a évoqué je ne sais plus pourquoi les poissons marins, Il s'est présenté comme l'un des plus forts, le requin.
Je le rencontrai une deuxième fois dans les couloirs, Il m'a alors demandé de lui raconter une histoire, Il savait que j'écrivais plutôt pour les filles C'était pour lui une manière de chasser sans fusil,
Il souhaitait peut-être me conseiller d'être patient,
Comme un pêcheur à la ligne devant une rivière,
Pour attraper des sardines, avec pour piège des vers,
Comme ce stratagème à filles : des mots de prince charmant,
C'était un jour de travail, avant de pointer,
Ce collègue m'avait gentiment alpagué,
On l'appelera désormais le requin de la méditérrannée,
Sauf qu'il n'est pas dangereux, c'est même un allié. |
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| mercredi 29 avril 2009, a 21:07 |
| désintéressé |
Elles m'ont dit " tu viens nous voir que par intérêt", Je n'aimerais pas rester sur de telles pensées, Peut-être une hésitation à aller à leur porte frapper, Pourtant j'ai apprécié quand on a travaillé à côté,
Demain j'irai cette lettre leur porter,
Pour dire que je n'ai pas changé,
Un peu absent mais solidaire en réalité,
Un peu différent mais sincère en vérité,
Je promets d'aller plus souvent les saluer, Au moins une fois par jour pour m'habituer, Je n'aurai même pas besoin de me forcer, Sinon de toute façon je ne l'aurai pas fait,
Je n'aimerais pas qu'elles gardent cette mauvaise image de moi, Peu importe pour combien de temps, peu importe pourquoi, J'espère le plus longtemps pour les garder avec moi, Si j'étais décideur, si cela ne tenait qu'à moi.
Quand vous lirez cette lettre, je serai face à vous,
Vous sourirez peut être, moi sûrement car je suis fou,
Fou de mots, fou pour de faux, fou surtout,
Que revienne l'harmonie entre nous...
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| mercredi 29 avril 2009, a 20:15 |
| La lettre à Estelle et Sophia ( suite du séminaire) |
Novalis embrasse sa femme et va commencer ce fameux poème,
Lui qui écrivait pour un oui ou pour un non, ce n'était pas un problème,
Il commença par les décrire, pour qu'elles se lisent comme devant un miroir,
Des détails qu'il a en souvenir, il voulait traduire ce qu'elles avaient dans le regard,
De la joie et de la mélancole parfois, celle des jeunes femmes qui ne voient,
Que le meilleur des gens, et sont déçues parfois, si ce n'est à chaque fois,
Elles les croient différent des autres, à vrai dire elles l'imaginent d'une autre époque,
Quand les romantiques étaient à la mode, aujourd'hui on les critique, on les moque
Estelle ouvre l'enveloppe avec précipitation, elle devinait son contenu,
Et puis non elle attendra pour la lire que Sophia soit revenue,
L'émotion succède au sourire, elles se retrouvaient comme à l'identique,
Dans ce courrier, comme s'il lisait dans leurs pensées mélancoliques,
Novalis avait mérité une récompense, qu'est-ce qui lui pourrait lui plaire ?
Lui qui aime jouer avec mots, une lettre en vers pourrait le satisfaire,
Le soucis est qu'elles n'avaient pas écrit de poèmes depuis l'école primaire
Et voilà comment commença une correspondance en rimes sincères,
Taitbout remarquait qu'il passait beaucoup de temps sur son bureau,
Elle pensait qu'il préparait ses réunions, il la rejoignait au lit de moins en moins tôt,
Alors qu'il écrivait, il se se libérait, essayant de transcrire ses plus belles idées,
Comme un jeu auquel on participe sans savoir comment il va se terminer... |
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| mardi 28 avril 2009, a 21:06 |
| Mon psychologue |
C'est la seule qui me détend,
Toujours disponible, elle prend le temps,
Jamais susceptible, elle me comprend
Même si je fais appel à elle souvent,
Certains oublient tout grâce à la boisson,
D'autres se déchargent sur des innocents,
Certains dépriment, et se soignent aux calmants,
Moi quand ça va moins, j'écris en vers les raisons,
Il n'y a qu'elle qui me calme quand je suis impatient, Elle ne change jamais, elle ne dira jamais non, Elle vit dans mon coeur mais elle n'existe qu'en imagination, Elle se renforce des gens que j'apprécie généralement,
Ne pas se plaindre non, voir le bon côté des choses,
Rien ne se fait tout seul, tout se mérite surtout le renom,
Rien n'est facile, tout est honorable hormis l'abandon,
Ne pas envier autrui, rien n'est jamais tout à fait rose,
On n'est pas ridicule lorsqu'on assume ce qu'on fait,
Quand d'autres se cachent pour boire ou pour prier,
Ne sortez pas l'oiseau de sa cage, il n'a pas besoin de votre pitié,
Fermez les yeux sur votre entourage, si c'est cela que vous préférez.
Parfois on a l'impression que l'on a beaucoup de chose à dire,
Tout se mélange mais il faut éviter de tomber dans le pire,
Les gens changent c'est possible, s'ils trouvent cela nécessaire
Pourquoi ne serait-ce pas à moi d'évoluer puisque je suis minoritaire ?
N'est-il pas égoïste de ne parler que de soit ? C'est peut-être mieux que de médire sur les autres,
Et de repousser sur eux sans cesse les fautes, Peut-être que mon meilleur psychologue n'est autre que moi... |
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| jeudi 23 avril 2009, a 20:16 |
| Dors encore |
Dors encore, cela te fera du bien,
Continue ta nuit jusqu'au matin,
Je ne fais pas de bruit, j'essaie du moins,
Je quitte le lit, la couverture te revient.
Quand tu te réveilleras, je ne serai plus là,
Tu trouveras du café, je l'ai préparé cette fois,
Mais ne te lève pas trop tôt, non surtout pas,
Tu as bien travaillé, maintenant repose-toi,
Le sommeil te va bien, tu es sublime même la nuit,
Même sans maquillage, ta peau resplendit,
Surtout ne te brusque pas, tu es bien endormie,
Tu auras du mal à retrouver tes rêves si je t'ennuie,
Je pourrais t'admirer encore longtemps,
Il faut que je parte avant que le soleil ne se lève,
Juste un baiser discret sur tes lèvres,
Mon sac de travail est prêt, avec le nécessaire dedans,
Je t'ai laissé quelques billets sur la table,
Pour faire quelques folies, mais je suis coupable,
Une femme jolie, n'a pas besoin de produits superficiels,
Car même au naturel, je te trouverai la plus belle. |
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| lundi 20 avril 2009, a 16:25 |
| Je récapitule |
Je récapitule, elle est partie, je suis toujours là,
On me congratule, elle s'est enfuie à cause de moi,
Comme une libellule, elle s'est effrayée mais pourquoi,
Tout se bouscule, il faut que je revienne à mon état,
Je déambule, j'aimerais revenir en arrière quelques instants,
C'est ridicule, mais ça me permettrait peut-être de gagner du temps,
J'ai des scrupules, j'étais trop souvent absent
Je fixe la pendule, mais l'aiguille reste sur ce fatidique moment,
Je reformule, elle a repris toutes ses affaires,
Pris son véhicule, et m'a dit à une autre fois,
C'est une formule pour signifier " à jamais mon gars",
Je bascule de ma chaise, il n' y avait plus rien à faire.
Je capitule, j'espère qu'avec le temps ça passera,
Je fais le calcul, ce n'est pas la première fois,
Le cumul de peines accroît le chagrin qui restera en moi,
Comme une cellule, sans clé et avec des barreaux trop étroits. |
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| jeudi 16 avril 2009, a 19:41 |
| Présentation de mon 2ème recueil de poèmes |
Bonjour à toutes et tous,
Merci de trouver ci-joint un aperçu de mon livre actuellement disponible :
http://vertgalant.free.fr/bellil.html
Voici les librairies dans lesquelles vous pouvez consultez et vous procurer mon 2ème recueil de poèmes Prête-moi ta rime ;
Librairie MOT à MOT
19 place de la libération
94120 Fontenay sous bois
Librairie MONA LISAIT de Châtelet
9 rue st Martin
75004 Paris
Sinon vous pouvez bien sûr m'adresser directement un mail.
Merci de votre intérêt et bonne lecture.
Bien cordialement, |
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| mercredi 15 avril 2009, a 01:53 |
| Le poète désargenté |
Quand on me consultera sur ce que j'ai fait de mes années, J'affirmerai que je n'ai accompli qu'une seule chose qui m'ait marquée, Lorsqu'on me questionnera pourquoi j'ai du mal à négocier mes cachets, Je répliquerai : - n'est-il pas connu que les poètes sont désargentés ?
A trop vouloir rêver, on s'échappe de la réalité, C'est pourtant le but mais elle vient vite nous rattraper, Quand nous appelle d'urgence le banquier désabusé, Ou quand l'armoire déborde de factures impayées,
Lorsqu'on cherchera à combien de livres j'en suis ? Je donnerai un indice : entre le premier et le dernier, Si un jour on me demande comment je passe mon ennui ? Et bien je me pose des questions et je corresponds par papier,
A la lecture d'un texte, nous nous interrogeons où le narrateur veut aller,
Que souhaite-il montrer et comme procédera-t-il pour nous garder éveillés ?
Le moindre passage compliqué ou trop abstrait peut vite décourager,
Comment parvient-t-il à plaire au lecteur alors qu'il n'a rien demandé ?
Quand elle me sondera pourquoi je me suis souvent la nuit révéillé
Je rétorquerai qu'on ne peut écrire les yeux fermés,
Par contre on est apte à rêver, même les yeux ouverts d'ailleurs,
Sur des parchemins, face à de beaux enfants ou devant l'ordinateur,
On m'a souvent interrogé quel métier je souhaitais faire ?
Docteur ou expert-comptable, parce que c'est nécessaire,
Le poète n'est pas essentiel et il est aisément repérable :
Il est démuni mais il a un langage sincère et aimable. |
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| lundi 13 avril 2009, a 14:40 |
| incorrection |
Je suis en colère contre cette blonde, Qui aurait pu attendre quelques secondes, Au lieu de se précipiter sur le médecin, Et prendre ma place d'un air hautain,
La chance qu'elle a eu, C'est que j'ai eu un doute sur le tour, Sinon je l'aurait invité fermement à faire demi-tour, Mais j'avoue qu'elle m'a bien eu,
On exige des jeunes de respecter les plus âgés, Comment le faire s'ils nous mettent de côté ? Parce qu'on ne leur plaît pas, on est un peu trop typé, Il semblerait que plus on soit droit, plus on ne nous aime pas,
J'aurais pu passé toute ma soirée dans la salle d'attente, Si je n'avais haussé le ton jusqu'à que tous m'entendent Deux patients pris avant moi, la troisième était prête, Je m'interposai, j'avais compris que la médecin se payait ma tête.
On accuse souvent ceux qui s'énervent, qui haussent la voix, C'est a cause de l'agression de gens hypocrites qui connaissent leurs droits
Même lorsque l'on est correct, on nous cherche des problèmes, Il ne faut pas qu'ils s'étonnent de recevoir en retour de la haine.
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| lundi 13 avril 2009, a 12:25 |
| LES DEUX IDOLES |
Lorsqu'on les apprécie beaucoup, les chanteurs marquent notre existence,
Ils nous accompagnent en chansons dans la joie et la souffrance,
Ils trouvent la mélodie et les paroles justes qui correspondent aux circonstances,
Lorsque l'on est amoureux ou juste le besoin de rêver que ça recommence,
Des chanteurs préférés, nous en avons souvent plusieurs, mais des idoles moins,
Parfois il arrive que notre vedette disparaisse bien avant d'avoir fini son chemin,
Nous en connaissons tous quelques-uns mais aujourd'hui je n'en retiens que deux,
Ils faisaient partie des plus grands mais le déchirant destin a frappé plus fort qu'eux.
Triste point en commun : ils ont tous deux souhaiter en chanson,
De s'éteindre avant les leurs, par amour ou pour croire qu'à jamais ils resteront,
Comme un sacrifice et un dévouement infini à la famille,
En ces temps individualistes, que ces pensées sont jolies.
Leur voeu s'est malheureusement réalisé à cause d'un accident et d'un assassinat,
Ce sont eux les vrais héros, ils voulaient par leurs chansons nous réunir,
Ils représentaient un danger pour certains, qui ne pensent qu'à nous nuire,
Parce qu'ils étaient engagés tous les deux à leur manière et à leur endroit.
DANIEL BALAVOINE CHAKROUN HASNI
5 février 1952 1er février 1968
14 janvier 1986 29 septembre 1994 |
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| dimanche 12 avril 2009, a 14:37 |
| Solidarité |
Vous êtes les premiers à venir retirer vos chèques vacances, Les premiers à crier lorsqu'un remboursement n'est pas fait en avance, Nous avons organisé un événement pour lequel vous étiez conviés, Peu importe pour quoi, pour qui, votre participation était souhaitée,
Nous ne vous demandions même pas votre argent, juste votre venue, Discuter, découvrir, partager, ouvrir les pages d'un livre ne tue, Même si vous ne vous intéressez pas à la lecture, ni à la personne,
Avez-vous pensez à nous et à celui qui a osé se montrer en somme ?
Enfin à quoi bon dire des choses si évidentes, Tant que vous vous sentez bien avec vous-mêmes, Et bien autant dire qu'il n' y a pas de problèmes, Rassurez-vous, sur vos chèques-vacances, pas d'incidence... |
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| samedi 11 avril 2009, a 08:55 |
| L'idole regretté |
C'est les vacances, je reste en France,
C'est les congés, je vais tout oublier,
C'est le repos, je vais dormir moins tôt,
C'est la fête, je vais me prendre pour un poète,
A quoi bon partir lorsque l'on a tout ici ?
La famille, la musique et les soucis,
Quoique le dépaysement me ferait peut-être du bien,
Il faudrait que je revisite un jour la ville d'où je viens,
Le regretté Cheb Hasni avait chanté " Oran la France",
Je suis comme lui d'Oran, mais je vis ici depuis ma naissance,
Il avait aussi interprété la belle chanson "Malheureux toujours"
C'est nous qui sommes malheureux , il est parti pour toujours.
Comme un guide sentimental, j'admire comment il crie ses peines,
Ce qui est remarquable aussi c'est sa rare simplicité,
De ses débuts à sa grande réussite, humble comme un jeune premier,
Magré son innocence, certains avaient pour lui de la haine,
Dire que je n'ai même pas eu le temps de le féliciter,
C'est le seul artiste pour lequel j'aurais tout fait afin de le voir,
Le 29 septembre 1994, des monstres ont brisé tous mes espoirs,
Mais je l'écoute en boucle et il est dans mes plus belles pensées. |
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| jeudi 09 avril 2009, a 22:55 |
| Remerciements aux membres du CE |
Quelques mots pour vous remercier,
Une séance de dédicace pleine de convivialité,
Vous avez tous acheté le livre même si ce n'est pas important,
Ce qui m'a plu c'est l'esprit d'entraide, la sincérité de votre élan,
Bon c'est vrai que peu de gens sont venus,
Mais ceux qui se sont arrêtés m'ont bien soutenu,
Cela vaut bien plus que l'indifférence majoritaire,
C'est sans doute une prise de conscience nécessaire,
Je n'ai pas pris le temps d'écrire une dédicace personnalisée
A chacun d'entre vous, alors ce poème pour un à un vous louer,
Aussi saluer une ancienne collègue à qui on a dit au revoir,
Elle a commandé un exemplaire sans même le voir,
Egalement encourager les initiatives des salariés,
La gloire du sport, le travail en équipe et la solidarité,
Parfois les choses non indispensables sont les plus nécessaires,
Donc je vous dis à la prochaine session et bien avant j'espère.
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| mardi 07 avril 2009, a 20:05 |
| Une histoire |
Notre histoire n'est qu'au début, Chacun à son tour déçu, Chacun de loin revenu, Notre aventure est un salut,
Plus forts à deux pour occulter le mal, Comme un soutien lorsque ça va mal, A deux faire une histoire, pas un journal, Comme toutes les vies privées que l'on étale,
Comment raconter une histoire sans donner de détail ? Comment être sobre sans devenir banal ? Vivre dans un monde imaginaire et trouver cela normal, Aimer ce qui n'est pas nécessaire, et trouver cela vital ?
Comment la remercier de ce qu'elle fait pour moi ? Assistante fidèle, elle s'inquiète de mon état, Elle souhaite développer ma culture, c'est dur parfois, Elle voudrait connâitre mes blessures, celles qu'on ne voit pas.
Et moi, qui voudrait être célébre, je laisse la réalité derrière moi, Pour ne parler que d'elle, pour qu'elle brille encore une fois, Et moi, qui rêve de gloire, je garde toujours l'espoir devant moi, Pour n'évoquer que celle, qui dans ces vers, se reconnaîtra. |
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| dimanche 05 avril 2009, a 15:46 |
| Le voyage |
Elle était habillée en noir et rouge, Elle était venue en transport en commun, Elle ne souriait pas, ne répondant pas au sien Elle entra dans la voiture pendant que le feu était au rouge,
Elle se déchaussa et entra dans son appartement,
Elle avait amené un cadeau et son emploi du temps, Elle aimait parler de politique surtout internationale, Elle était engagée et écoutait de la musique orientale,
Elle avait toujours froid, pensait que le chauffage ne fonctionnait pas, Elle goûtait à un plat nouveau, elle semblait apprécier le repas, Elle trouva le linge mal étendu, elle remit de l'ordre dans tout cela,
Elle vérifiait ses messages sur l'ordinateur car elle passait la soirée là,
Il aimait la musique fort, il ne voulait pas allumer la télévision, Les bougies brûlaient encore, il ne souhaitait pas voir les informations, Ils étaient tous deux d'accord, ils se ressemblent beaucoup, Même quand il y avait un désaccord, ce n'était qu'un problème de goût.
Ils sortirent de la maison à je ne sais pas quelle heure, Pour la raccompagner en voiture dans sa demeure,
La route était calme, aucun embouteillage,
Il se dirent au revoir jusqu'au prochain voyage.
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| dimanche 05 avril 2009, a 13:58 |
| Une histoire qui n'a pas eu lieu |
Le secrétaire commençait à se sentir seul dans son grand bureau, Il avait rangé son carton de livres dans l'armoire, pas trop haut, Pour le ressortir si une personne était interessée par ses mots, Après un premier accueil positif, c'était aussi calme que l' eau,
Il fallait un évènement à l'échelle de l'entreprise, car c'était difficile, De faire de la promotion pour soi-même, en plus pour de la poésie, Grâce à la complicité d'un bon collègue, la séance de signature a eu lieu un jeudi, L'occasion de faire découvrir ses textes et d'oublier les choses futiles.
Taitbout a bien sûr reçu l'invitation lancée par le comité d'entreprise, Elle a déjà le livre mais elle irait pour encourager ce projet intéressant, Elle viendra avec toutes ses copines, qu'il ne se sente pas seul par moment, Et puis, à la fin de la séance de dédicace, elle en profitera pour lui faire la bise,
- Monsieur le poète, d'où vous vient toute cette inspiration ? Pourquoi toutes ces histoires sur des prénoms ? Depuis quand écrivez-vous sans indiscrétion ? Combien de temps pour écrire un poème et pour quelle raison ?
C'était ce qui revenait le plus souvent comme question, Le secrétaire y répondait sans y prêter trop d'attention, Il était ravi de voir l'implication de Taitbout dans cette promotion, Grâce à elle, il remonterait au bureau avec un plus léger carton...
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| dimanche 05 avril 2009, a 10:33 |
| Range ton bureau |
Je dois ranger mon bureau, c'est un ordre qui vient d'en haut. Pour cela il faudrait arriver plus tôt, une nuit plus courte, moins de repos. Je commence à classer mais un nouveau dossier arrive aussitôt, Et j'ai l'impression que ma collègue d'en face laisse glisser des courriers jusque mon bureau.
Je ferais bien de mettre de l'ordre dans mes tiroirs, avant que Sandra vienne y voir, Je devrais débarasser tous les dossiers de mon armoire, mais j'ai peur des sorcières dans le placard, Je pourrais m'intéresser à l'usine retraite dès ce soir mais je préfère me raconter des histoires, Je devrais sortir mon plus beau stylo noir, pour immortaliser ce qui pourrait sortir de ma mémoire,
L'ordre est une qualité et un signe d'organisation c'est certain, C'est une habitude à prendre, faire aujourd'hui ce qu'on repousse au lendemain, Qui devient surlendemain soudain, et comme cela on pourrait aller très loin. Promis je commence, mais si vous le permettez Madame, à partir de demain...
Comme le dit si bien Sandra, il serait temps que je me consacre entièrement à ma fonction de "contratiste". Il paraît que cela rapporterait plus que ce qui me plaît actuellement : au lieu de faire les choses, je les poétise, Je m'inspire de vous pour parler de moi, jusqu'où j'irai je ne sais pas, pendant que j'écris, j'oublie que le pays en est crise, Je ne signerai pas cette fois, car cela pourrait jouer contre moi, mais j'assume je ne serai jamais un grand gestionnaire, c'est triste...
Quelques semaines plus tard, Sandra tape sur la cloison, c'est le signal, je vais la voir tout souriant,
Les dossiers classés dans l'armoire, pensant que j'allais être félicité pour l'innatendu rangement,
- Karim, puisque tu sembles n'être sensible qu'aux rimes, autant de parler dans ton langage,
Ton bureau est vide effectivement mais regarde les corbeilles sur ton ordinateur, et sois sage ! |
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| jeudi 02 avril 2009, a 23:44 |
| Transpositions |
Oh Martine, faites-moi rêver avec vos transpositions, Je pense qu'il est temps d'annoncer à tous notre fusion De fichiers bien sûr pour adresser à toutes les sociétés de la convention, Des questionnaires et fixer à votre bon vouloir le critère de l'extension,
Madame, j'attends de savoir quelle nouvelle position Vous aller me proposer... pour le seuil article 36, voyons ! Vous me dites que je suis un modèle pour les autres caisses de retraite, Je n'ai pas cette prétention, je représente toute une équipe en fait,
Si Bernard n'était pas là pour faire les requêtes, Didier, pour contrôler et corriger certaines lettres, Sandra, pour mener le bateau en sifflant à tu-tête, Que ferais-je à moi seul le jeune poète ?
Qui aurait cru que je ferais mon travail avec passion ? Surtout pas Bernard qui m'observe quand il prend son blouson Adresser des questionnaires aux entreprises pour fixer les nouveaux échelons, C'est comme toucher le ciel, enfin avec un peu d'imagination...
Martine, j'aimerais savoir à quand notre premier restaurant ? Ah, quand je serai à jour des mes dossiers de transpositions, Et bien ne sortez pas votre agenda pour le moment. C'était mieux géré chez ex MV4 ? Garçon, l'addition !
Je vous écrie cette lettre de chez moi Martine, Je pourrais vous tutoyer mais je trouve cela trop intime, Recevoir vos voeux m'a fait bien plaisir, je vous trouve vraiment sympathique Cependant même si ce texte n'est fait que pour rire, il est inutile que je vous le communique... |
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| jeudi 02 avril 2009, a 22:35 |
| correspondance |
Si on lui demandait comment elle l'avait trouvé ?
Elle répondrait c'est le destin qui la fait sur elle se poser,
Si on lui demande comment le futur elle l' envisage ?
Elle répondrait qu'ils ne sont qu'au début de leur partage.
Elle aimerait savoir pourquoi il écrivait autant,
Que cachait cet écrivain sous son rire d'enfant ?
Elle souhaiterait savoir ce que pour elle, il ressent,
Mais il était rarement sérieux, trop souvent souriant,
Elle pensait que pour lui parler, mieux vallait un écrit,
Non pas pour l'engager, mais parce qu'il répond toujours
A une lettre par une autre, il préfère cela aux faux discours,
Comme ceux qu'il entend la plupart du temps autour de lui
Elle évoquait dans sa correspondance une santé fragile,
Une maladie de saison qui la tient au lit sous la couverture,
Qu'elle prenne ses médicaments et la douleur partira c'est sûr,
Qu'elle le lise avant de dormir même si ses poèmes sont futiles, |
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| jeudi 02 avril 2009, a 00:08 |
| La vengeance |
Elle l'a enfermé pour une raison qu'il ne connaît pas,
Il se retrouvait prisonnier mais dans de beaux draps,
Menoté, elle commençait à lui lire ses droits,
Condamné à être une proie, à la merci de cette femme là.
Commence un interrogatoire serré,
Les questions tombent comme des couperets,
Avec qui hier soir il s'est restauré ?
A qui appartient toutes ces poupées ?
Lui qui n'avait jamais été devant un tribunal,
Il se trouvait face à un juge implacable,
Comme s'il était forcément coupable,
Il fallait que ça tombe sur lui, le pauvre marginal,
Il n'avait rien demandé à personne,
Aujourd'hui c'est bien lui qu'on emprisonne,
- Avoue et je te laisserai tranquille pauvre homme,
Elle lui montre une photo, puis elle l'assomme,
Il aura sa tête en première page dans le journal,
Certains disent qu'elle préférait le voir mort qu'avec ses rivales,
Un crime passionnel penseront les jurés de la salle,
En vérité une vengeance, il avait fait à sa soeur du mal... |
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| mercredi 01 avril 2009, a 00:18 |
| L'écrivain |
Il aimait plus la poésie que sa femme,
Une soirée sans écrire c'est presque un drame,
Laissez-le rêver un peu loin des mauvais, des infâmes,
Il voulait briller dans les bibliothèques de ces dames,
Pendant que le monde bouge, il écrit sur le passé,
Pendant que les gens voient rouge, il se laisse aller,
Toujours les mêmes conflits, il préfère les éviter,
Sur eux-mêmes les gens se replient, il aimerait se retirer,
Il se cachait pour inventer une suite aux aventures
D'un héros qui pourrait lui ressembler à l'usure,
Mais il aurait plus d'assurance et une belle voiture,
Et dans son coeur des souffrances qu'il nous murmure,
Il pourrait vivre uniquement d'écriture,
Un monde qui se partagerait dans un esprit pur,
A l'abri des morsures et dans l'amour de la littérature,
Quand les romantiques étaient des valeurs sûres.
Comme une maîtresse, il l'aimait car elle lui rendait son âme,
Elle comprenait sa détresse et lui donnait son naturel calme,
Elle l'aime comme il est, elle sait qu'il lui sera toujours fidèle
Pour le remercier, elle aimerait qu'on la trouve ce soir la plus belle. |
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| Présentation |  Un blog dédié à ma passion la poésie, en toute modestie, juste pour rêver un peu.
J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon 3ème recueil de poèmes en auto-édition"Bureau des rimes" qui rassemble une sélection de 47 poèmes.
N'hésitez pas à me poser d'eventuelles questions si vous êtes interessé(e)s.
Je vous ferai un prix d'ami.
Bonne lecture à toutes et tous.
Karim
Si vous voulez discutez de poésie, de livres ou autres, voici mon adresse msn :
bkariole@hotmail.fr
pour facebook : Karim BELLIL
mes 3 livres déjà publiés sont :
AILLEURS ET SI PRES
PRETE MOI TA RIME
BUREAU DES RIMES
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| commentaire(s) | Je suis malade Fidèle admiratrice (07/11/2009 00:17)C'est incroyabl... Angélique Fidèle admiratrice (07/11/2009 00:13)il est magnifique ce... |
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