En partant, elle m'a dit "il faut que tu écrives un livre", Pour me remercier d'un poème, elle était venue me faire la bise, Un poème qui parlait d'elle, de littérature et de son fils, Et tout d'un coup, j'étais content de travailler à Novalis.
Elle allait le relire tranquillement le soir avec son garçon, C'est plus intéressant quand on se reconnaît lorsqu'on lit, Il paraît que pour graver des évènements, rien n'est plus beau que la poésie, Elle était émue par ces mots d'un auteur qu'elle avait inspiré sans intention.
Ce dernier est persuadé que c'était la qualité des personnes pour lesquelles il écrit, Qui fait tout, comme si raconter des êtres biens donnait forcément un poème joli, Si en plus cela permettait de se réunir pour un moment, alors le pari est réussi, Nul besoin de se connaître pour se comprendre, c'est le langage des mots choisis.
Comme un besoin d'évasion lorque l'on se retrouve seul à la maison,
Comme l'envie de sensations quand on appuie sur la pédale d'accélération,
Comme la soif de rédemption devant ce monde de faux jetons,
Comme l'émotion d'un chanson que murmure une maman à son petit garçon.
Elle lui chante tous bas, avec une voix qui lui restera,
Elle l'aide pour ses devoirs, il sait que pour lui, elle sera toujours là,
Une maman est de loin le plus grand trésor que l'on a,
On pourrait, on devrait lui dire plus souvent, mais parfois on n'ose pas... |