Elles feuilletaient mon livre et soulevèrent un problème,
Leurs prénoms n'étaient mentionnées dans aucun poème,
Comme il m'est difficile de refuser un moment de poésie,
Surtout quand les filles sont agréables, alors c'est parti :
Tout a commencé un dimanche ensoleillé, un vide-grenier,
Linda et Chrystelle bien disposées à tout liquider cette journée,
Chacune sa méthode, Linda ,très commerciale, avait de bons arguments,
A son grand malheur, Chrystelle travaillait plus avec les sentiments.
Même si toutes deux ont en sûrement autant, quand à moi,
Je me présentais en tant qu'écrivain un peu maladroit,
Mais nous formions une drôle d'équipe tous les trois,
Toujours le sourire sur leur visage malgré la fatigue parfois.
Chrystelle voulait se débarasser des vêtements trop petits pour elle,
Mais elle était tentée de s'échapper vers les marchands autour d'elle,
Très accueillante, elle m'a invité à m'installer du côte des vendeurs,
Quand j'ai dédicacé un premier livre, ce qui était inespéré d'ailleurs.
Linda a craqué pour une peluche aussi grosse que douce,
Elle faisait des comptes réguliers, chaque article viendu bien noté,
Elle irait bientôt en Normandie, pour l'expérience recommencer,
Il faudra de nouveau tout déballer, son frère viendra à la rescousse.
Chrystelle et Linda, j'ai été ravi de vous connaître,
Je ne savais pas comment vous remercier de ce geste,
D'autres auraient offert un café ou un pourcentage peut-être,
Mais vous savez que les poètes sont pauvres et modestes.
J'espère vous revoir bientôt, s'il fait encore beau,
Dans un vide-grenier ou autour d'un repas chaud,
Vous aurez bien sûr vos prénoms dans le prochain recueil,
J'espère que vous aurez l'occasion de découvrir cette feuille,
Au milieu d'un beau livre pleins de souvenirs heureux,
Et si je vois vos visages ravis, une lueur dans vos yeux,
Si ce poème est beau, si vous le trouvez joli,
C'est qu'il a été inspiré par un bon moment de vie... |